QCM : Les cycles économiques
8 questions – une ou plusieurs bonnes réponses
Correction
- A et B
- A et D
- B
- B et D
- A et D
- A et C. A est un fait stylisé bien établi et cohérent avec le lissage intertemporel du RBC : les ménages lissent leur consommation face aux chocs transitoires. C est vrai et cohérent avec les deux modèles. B est faux : c'est l'inverse, l'investissement est bien plus volatile que la consommation. D est faux : les salaires réels sont procycliques dans les données, ce qui pose d'ailleurs un défi empirique au RBC. E est faux : la productivité totale des facteurs est procyclique — c'est précisément le choc que le RBC utilise comme moteur, mais sa cyclicité soulève la question de son exogénéité.
- A, B, C et D. A est correct : avec anticipations rationnelles, une politique monétaire annoncée est anticipée — les agents ajustent leurs prix et salaires avant même que la monnaie n'arrive, neutralisant les effets réels même avec des rigidités nominales. B est correct : ignorer la contrainte budgétaire de l'État revient à supposer que les ménages ne tiennent pas compte des impôts futurs, ce qui surestime le multiplicateur. C est correct dans le cadre du modèle : avec marchés financiers parfaits et agents rationnels, une hausse de $G$ annoncée et financée par dette future est intégralement neutralisée — les ménages épargnent exactement le montant de la baisse d'impôt anticipée. C deviendrait incorrect si l'on introduit des contraintes de liquidité ou une fraction de ménages consommant leur revenu courant. D est le mécanisme précis de cette neutralisation. E est faux : la critique de Lucas s'applique à tout modèle dont les paramètres changent avec la politique, budgétaire ou monétaire.
- B et C. B est correct : la hausse du prix du pétrole augmente directement les coûts de production, ce qui se répercute sur les prix indépendamment de toute dynamique d'anticipations — c'est un effet de coût pur qui déplace la courbe de Phillips vers le haut. C est correct : un choc de pessimisme simultané déplace la courbe IS vers la gauche, amplifiant la récession tout en laissant l'inflation élevée par le canal de l'offre. Les deux mécanismes sont indépendants et se cumulent. A est faux : un choc de demande positif réduirait le chômage et augmenterait l'inflation, ce qui est l'opposé d'une stagflation. D est faux : augmenter la masse monétaire face à un choc d'offre inflationniste aggrave l'inflation sans résoudre le problème de coûts, ce qui est précisément l'erreur commise par certaines banques centrales dans les années 1970. E est faux : un choc d'offre négatif suffit à produire simultanément inflation et récession sans aucune dynamique d'anticipations.