QCM : Les cycles économiques

8 questions – une ou plusieurs bonnes réponses

1. (Examen 2025) Qu'est-ce que la courbe de Phillips ?

A. Une relation négative entre taux de chômage et inflation.
B. Une relation positive entre l'inflation et l'activité économique.
C. Une relation négative entre salaires et productivité.
D. Une relation positive entre salaires et le ratio capital/travail.
E. Un mécanisme de transmission monétaire.

2. (Examen 2025) Parmi les faits stylisés sur les cycles économiques, on observe que :

A. L'investissement est plus volatil que la consommation.
B. La consommation est plus volatile que le PIB.
C. Les prix sont procycliques.
D. L'emploi et la consommation sont procycliques.
E. Le différentiel d'investissement-PIB est constant.

3. (Examen 2025) Dans le modèle RBC, l'origine principale des cycles économiques est :

A. Chocs d'optimisme.
B. Chocs de productivité.
C. Politique budgétaire.
D. Chocs monétaires.
E. Modification du taux d'escompte.

4. (Examen 2025) Le pouvoir de monopole des entreprises conduit à :

A. Concurrence parfaite.
B. Prix supérieurs au coût marginal.
C. Ajustement instantané des salaires.
D. La non-application du théorème du bien-être.
E. Multiplicateur fiscal nul.

5. (Examen 2025) Dans le modèle Keynésien, l'origine principale des cycles économiques est :

A. Chocs d'optimisme.
B. Chocs de productivité.
C. Politique budgétaire.
D. Chocs monétaires.
E. Modification du taux d'escompte.

6. Dans les données macroéconomiques depuis 1950, laquelle des observations suivantes est cohérente avec les prédictions du modèle RBC ?

A. La consommation est moins volatile que le PIB, ce qui est cohérent avec le lissage intertemporel prédit par le modèle.
B. L'investissement est moins volatile que la consommation, ce qui reflète la prudence des entreprises.
C. L'emploi et la production sont fortement corrélés positivement, ce qui est cohérent avec les deux modèles.
D. Les salaires réels sont contracycliques : ils baissent pendant les expansions, ce que prédit le RBC via la productivité marginale décroissante.
E. La productivité totale des facteurs est acyclique : elle ne varie pas au cours du cycle, ce qui valide le modèle RBC.

7.On se place dans le cadre du modèle néo-keynésien. La critique de Lucas argue que les agents forment des anticipations rationnelles et réagissent aux politiques économiques annoncées. Quelles implications s'ensuivent pour l'efficacité des politiques ?

A. Une politique monétaire anticipée par les agents n'a aucun effet réel, même avec des prix rigides à court terme.
B. Les modèles qui supposent que les agents ignorent la contrainte budgétaire de l'État surestiment le multiplicateur fiscal.
C. Une politique de relance budgétaire annoncée sera intégralement neutralisée par les anticipations des ménages, quelle que soit la rigidité des prix.
D. Les anticipations rationnelles impliquent que les ménages épargnent davantage lorsqu'ils anticipent une hausse future des impôts, réduisant l'efficacité de la politique budgétaire.
E. La critique de Lucas s'applique uniquement aux politiques monétaires, pas aux politiques budgétaires.

8. Dans les années 1970, plusieurs économies développées ont connu simultanément une hausse de l'inflation et une récession (stagflation). Quel(s) mécanisme(s) du cours permettent d'expliquer ce phénomène ?

A. Un choc de demande positif : la hausse des dépenses publiques a augmenté à la fois l'inflation et la production, réduisant le chômage.
B. Un choc d'offre négatif (hausse du prix du pétrole) augmente les coûts de production et déplace la courbe de Phillips vers le haut : plus d'inflation pour tout niveau d'activité, indépendamment des anticipations.
C. Un choc de demande négatif simultané (pessimisme des ménages et des entreprises) déplace la courbe IS vers la gauche, aggravant la récession tout en laissant l'inflation élevée du fait du choc d'offre.
D. La banque centrale aurait pu éviter la stagflation en augmentant la masse monétaire, car cela aurait relancé la production sans aggraver l'inflation.
E. Ce phénomène nécessite obligatoirement un désancrage des anticipations d'inflation : sans anticipations adaptatives, aucun choc ne peut produire simultanément inflation et récession.

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