QCM : Macroéconomie internationale
4 questions – une ou plusieurs bonnes réponses
Correction
- B, D et E. Un choc d'optimisme (hausse anticipée de $A_2$) augmente le produit marginal du capital, stimulant l'investissement ($D$). Simultanément, la hausse de richesse anticipée pousse les ménages à consommer davantage aujourd'hui via le lissage intertemporel ($B$). Les deux effets ($C \uparrow$ et $I \uparrow$) dégradent le compte courant $CA = S - I$ ($E$). A est faux car c'est l'inverse.
- B et C. Dans le cas temporaire, $\Delta W_T = \Delta Y$ (gain concentré sur période 1). Dans le cas permanent, $\Delta W_P = \Delta Y (1 + 1/(1+r^*)) > \Delta W_T$. La richesse actualisée augmente davantage dans le cas permanent, donc $c_1$ augmente plus dans le cas permanent que dans le cas temporaire — d'où B. Dans le cas temporaire, les ménages épargnent une grande partie du gain transitoire pour lisser leur consommation, générant un excédent courant important — d'où C. A est faux : c'est l'inverse, le lissage implique que la consommation augmente moins que le revenu courant dans le cas temporaire. D est faux : les deux cas génèrent des soldes courants différents. E est faux : dans le cas permanent, les ménages ajustent leur consommation à la hausse du revenu permanent sans avoir besoin d'emprunter.
- B, C et D. B est la condition exacte : NII $= r^A \cdot A - r^L \cdot L > 0$ même si $A - L < 0$, à condition que $r^A > r^L$. C décrit précisément le mécanisme américain. D est correct : NII $> 0$ signifie que le pays reçoit des revenus nets de l'étranger, ce qui lui permet de financer une partie de son déficit commercial sans accumuler de dette supplémentaire — la contrainte de solvabilité $TB_2 = -(1+r^*)B_1 - NII$ est allégée. A est faux : c'est précisément ce que le privilège exorbitant réfute. E est faux : ce différentiel persiste depuis plusieurs décennies aux États-Unis, en partie grâce au statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale.
- A, C et E. A et C décrivent le mécanisme de l'équivalence ricardienne : les ménages anticipent que la baisse de $T_1$ sera compensée par une hausse de $T_2$, réduisant leur richesse actualisée d'exactement zéro. Ils épargnent donc le gain de revenu disponible courant, compensant la baisse de l'épargne publique. L'épargne nationale et le compte courant sont inchangés. E est la principale limite empirique de l'équivalence ricardienne : les ménages contraints en liquidité (incapables d'emprunter librement) consomment leur revenu courant disponible sans lisser, faisant baisser l'épargne nationale et dégrade le compte courant. B est faux sous équivalence ricardienne. D est faux : la réforme ne modifie pas les impôts sur les entreprises ni le coût du capital, seulement les impôts forfaitaires sur les ménages.